L'alcool est la première cause de mortalité sur la route en France, impliqué dans près d'un accident mortel sur trois. Pourtant, c'est aussi l'un des risques les plus simples à prévenir, à condition de connaître le cadre légal, les seuils autorisés et les bons réflexes de contrôle.
Ce dossier complet réunit toutes les informations essentielles sur l'alcool au volant — que vous soyez un particulier, un salarié ou un chef d'entreprise cherchant à protéger vos équipes — et vous oriente vers nos pages détaillées sur chaque aspect du sujet.
La conduite sous l'emprise de l'alcool est encadrée par le Code de la route, avec des seuils précis :
0,2 g/l de sang (0,10 mg/l d'air expiré) : pour les conducteurs titulaires du permis probatoire.
0,5 g/l de sang (0,25 mg/l d'air expiré) : seuil général pour les conducteurs titulaires du permis depuis plus de 3 ans.
0,2 g/l de sang : seuil applicable aux jeunes conducteurs (permis probatoire) et aux conducteurs de transport en commun.
Au-delà de 0,8 g/l de sang, l'infraction devient un délit (et non plus une simple contravention), avec des sanctions pénales aggravées.
Les sanctions vont de l'amende et du retrait de points à la suspension, voire l'annulation du permis, et peuvent inclure une peine de prison en cas de délit ou d'accident corporel.
En savoir plus sur la législation.
Au-delà de l'amende, un contrôle positif entraîne un retrait de points, potentiellement une rétention immédiate du permis,
et peut aboutir à une comparution devant le tribunal en cas de délit.
Les conséquences ne s'arrêtent pas là : l'assuranceautomobile peut appliquer une franchise majorée, voire refuser sa garantie en cas d'accident sous l'emprise de l'alcool.
En savoir plus sur le contrôle alcoolémie.
Pour un chef d'entreprise, la question de l'alcool ne se limite pas à la route : elle touche directement son obligation de sécurité
envers ses salariés, y compris pendant les trajets professionnels et domicile-travail.
L'employeur peut, sous certaines conditions strictement encadrées (postes à risque identifiés, règlement intérieur conforme), organiser des contrôles d'alcoolémie sur ses salariés. Cette possibilité repose notamment sur l'article L4121-1 du Code du travail et a été confirmée par une décision du Conseil d'État du 5 décembre 2016.
Le risque routier au travail.
Le contrôle d'alcoolémie en entreprise .
Trois leviers complémentaires permettent à une entreprise de prévenir efficacement le risque alcool :
Le cadre réglementaire : intégrer le risque alcool dans le Document Unique d'Évaluation des Risques (DUER) et, le cas échéant,
dans le règlement intérieur .
Le contrôle de l'alcoolémie, lorsqu'il est justifié et encadré par le règlement intérieur, pour les postes identifiés comme à risque.
La sensibilisation, souvent plus efficace à long terme qu'un simple contrôle, car elle agit sur la compréhension du risque plutôt que sur la seule contrainte.
retour}
Le risque routier au travail.
Le contrôle d'alcoolémie en entreprise .
Prev2R propose plusieurs formats d'intervention adaptés à la taille et aux besoins de votre entreprise :
}Sensibilisation en salle avec un formateur expérimenté, incluant démonstration d'éthylotests et mise en situation.
Ateliers pratiques avec éthylotests électroniques et à usage unique, pour une prise de conscience concrète des effets de l'alcool sur les capacités de conduite.
Accompagnement à la mise en place d'une politique de prévention (rédaction du volet alcool du règlement intérieur, du DUER).
Le risque routier au travail.
Le contrôle d'alcoolémie en entreprise .
Quel est le taux d'alcool autorisé au volant en France ? 0,5 g/l de sang pour la majorité des conducteurs, abaissé à 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs en permis probatoire et les conducteurs de transport en commun.
Un employeur peut-il faire souffler ses salariés ? Oui, sous conditions strictes : le contrôle doit être prévu par le règlement intérieur, limité aux postes identifiés comme à risque, et respecter le droit à la contre-expertise du salarié. (Voir le détail : Contrôle d'alcoolémie en entreprise)
Que risque-t-on en cas de refus de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie ? Le refus de se soumettre à un contrôle constitue en lui-même une infraction, généralement sanctionnée aussi sévèrement qu'un contrôle positif.
L'alcool au volant a-t-il un impact sur mon assurance ? Oui : en cas d'accident sous l'emprise de l'alcool, l'assureur peut appliquer une franchise majorée ou, dans certains cas, refuser sa garantie. (Voir : Alcool et assurance auto)
Vous souhaitez mettre en place une politique de prévention alcool dans votre entreprise ?
Prev2R vous accompagne, du diagnostic à la sensibilisation de vos équipes.
Demander un devis gratuit
Pour améliorer la navigation et pour adapter notre contenu à vos besoins, nous utilisons des cookies.
Ces cookies permettent seulement d'analyser la fréquentation de notre site.